jeudi 23 août 2012

Des JO à la mort, la tragédie de Saamiya la Somalienne

Elle s'appelait Saamiya Yusuf Omar et portait le dossard 2895 aux JO de Pékin, en 2008. Elle était l'une des deux seules athlètes à représenter son pays, la Somalie. Elle avait même été désignée comme porte-drapeau lors du défilé de la cérémonie d'ouverture. Les spectateurs l'avaient applaudie, émus, dans sa série du 200 mètres, au cours de laquelle elle était arrivée dernière, loin de toutes les autres, dans un temps anecdotique de 32 secondes et 16 centièmes. Ce qui importait, c'était d'où elle venait. Pour participer aux Jeux olympiques, elle avait dû surmonter une montagne d'obstacles. Le pays était dominé par les fondamentalistes islamiques, qui voyaient d'un mauvais oeil une femme athlète.

Mais Saamiya avait tenu bon. En s'entraînant dur. Elle savait que le sport pouvait l'aider à s'affranchir. Elle venait de Mogadiscio, aînée de six frères et soeurs. Son père avait été tué dans la rue. L'expérience olympique lui avait plu. "Cela a été très beau de défiler avec les meilleurs athlètes du monde", avait-elle répondu aux journalistes qui l'interrogeaient. Cela ressemblait au début d'une histoire de revanche sur la vie. Le sport, quelquefois, le permet.

Mais pas avec elle. "Saamiya a eu droit à une note de Wikipedia qui explique qu'elle est née en 1991, première année de la guerre en Somalie, mais pas qu'elle est morte en Méditerranée", a raconté, dans le blog Pubblicogiornale.it, Igiaba Scego, écrivaine italo-somalienne - depuis, sa page a été remise à jour. La nouvelle de la mort de Saamiya a été révélée par un ancien athlète somalien, Abdi Bile, le seul à avoir remporté une médaille pour son pays, l'or, aux 1 500 mètres des Mondiaux de Rome en 1987. "Savez-vous ce qu'est devenue Saamiya Yusuf Omar ?", s'est-il écrié, la voie rompue par l'émotion, lors d'une rencontre publique avec des membres du comité olympique somalien. Personne n'a su répondre. Abdi a repris : "Elle est morte pour rejoindre l'Occident. Elle était montée à bord d'une "charrette de la mer" qui, de Libye, devait la conduire en Italie. Mais elle n'y est jamais arrivée."

RÊVE INTERROMPU

Igiaba Scego a écrit l'histoire de Saamiya pour rappeler les deux visages de son pays d'origine au moment où il élit son président. D'un côté, Mo Farah, réfugié somalien devenu un héros pour son pays d'accueil, la Grande-Bretagne, après avoir triomphé lors des 5 000 et 10 000 mètres aux récents JO. De l'autre, Saamiya, qui était arrivée jusqu'à Pékin encore adolescente et, à 21 ans, avait peut-être en tête Londres 2012 lorsqu'elle est montée à bord de l'embarcation qui l'a conduite à la mort en avril.

En témoignent les photos parues dans la presse et sur Internet ainsi que les images télévisées où on la voit s'entraîner dans les rues poussiéreuses de Mogadiscio entre un camion de miliciens armés et une horde d'enfants. Peut-être espérait-elle reprendre son rêve interrompu à son retour de Pékin. Comme tant d'autres, elle avait tenté sa chance en quittant son pays. Selon le blog Fortress Europe, près de 18 000 personnes seraient mortes comme elle, en Méditerranée, au cours de ces vingt dernières années.
Article du Monde le 22 août 2012

mercredi 8 août 2012

Un félé peu en cacher un autre


Je vous ai déjà parlé de Serge Girard, ou bien encore de Prual et quelques fois certainement de mon ami et voisin Jean-Claude Legargasson. C'est un super gas d'une modestie à toutes épreuves. Il collectionne les 200km en 24h, certains l'ont croisé sur la transgaulle et bien voici son cadeau pour la retraite.


La Transeurope foot race
Autre défi d’importance, le Parthenaisien Jean-Claude Le Gargasson se prépare à La TransEurope Foot Race, course internationale à étapes de 64 jours.

Du départ de Skagen au Danemark le 19 août à l’arrivée à Gibraltar le 21 octobre, l’itinéraire de 4175 kms traversera le Danemark, l’Allemagne, la France et l’Espagne jusqu’à Gibraltar.

Il est possible de suivre l’exploit de Jean-Claude le Gargasson sur le site suivant : http://club.quomodo.com/te12/accueil.html

Dominique Charbonneau

En route pour le 7ème


Il n'y a pas d'âge pour décoler, Jean-Claude fait encore parler de lui dans les médias ...."


no comment !!!


vendredi 27 juillet 2012

Jacques Billy sur le podium à Saint Martin de Ré

Notre ami Jacques Billy  a de quoi être satisfait de son résultat aux 15 Km de Saint Martin de Ré
Voici sa réaction "je suis monté sur le podium des 15 kms de St Martin de Ré... 30 ans de course à pied...ça motive. 103eme au général.  2eme V3 sur 44 en 1h 04 mn 35s.Coupe, enveloppe... un rève de gosse quoi !!"
Bravo Jacques et félicitations

samedi 21 juillet 2012

Le maillot Cours Toujours au delà de l'Atlantique


Notre ami Rémi vient de terminé le 10 Km de Shippagan
avec le maillot Cours Toujours

samedi 14 juillet 2012

100 Km du Morvan




Deux coureurs de l'association Cours Toujours ont participé au 100 Km à Château Chinon.
Nadine termine 4ème féminine et première V2
Gérard a fait 75 Km et termine premier V3

lundi 28 mai 2012

Mrathon de Ouagadougou Laye

Samedi 26 mai avait lieu la 4éme édition du marathon international Ouagadougou Laye, avec des températures dépassant les 40°C. Il a fallu 2 heures 26 minutes à Khalid Lablaq pour parcourir les 42, 195 km, pulvérisant de 10 mn le précédent record de la compétition qui était de 2 heures 36 minutes.

Khalid Lablaq

La première féminine termine en 4h33', Anne-Florence pourrait inscrire ce marathon à son palmarès ?

Pour profiter un peu de l'ambiance, voici l'article de l'Observateur Paalga, journal organisateur de l'épreuve :
Comme à Nouakchott en avril dernier, le Marocain Lablaq Khalid a imprimé sa marque au quatrième marathon Ouaga-Laye de l’Observateur Paalga couru  le samedi 26 mai 2012. Venu d’Agadir, il n’a pas mis du temps sur l’itinéraire pour faire la différence. Après le premier poste de ravitaillement, c’est à l’issue d’un long raid solitaire qu’il a remporté l’épreuve. Une belle performance qui lui permet par la même occasion de battre le record que détenait le Nigérien Yahaya Nahantchi.


Ce marathon Ouaga-Laye, dont le départ a été donné par le ministre des Sports et des Loisirs, le colonel Yacouba Ouédraogo, a enregistré la participation de plus de 400 athlètes. La veille de la course (le vendredi 25 mai 2012), les concurrents sont passés, selon leur programme, pour récupérer leurs débardeurs. Des informations ont été données aux uns et aux autres dans le sens de ne pas manquer de ponctualité.
Samedi 26 mai. Dès 5 heures, il y a déjà du monde dans les alentours du siège de l’Observateur Paalga. Des coureurs sont présents en attendant que paraissent les premières lueurs du jour. Si certains font la causette, d’autres par contre en profitent pour prendre un petit déjeuner. Dans la cour, les techniciens se concertent pour régler de petits détails. Apparemment, tout semble prêt pour que d’un moment à l’autre les choses se passent bien. Nous cherchons dans la foule pour voir si Sidnaba, le patron de la station Savane FM, est présent, mais il n’est pas là. Est-il en train de vaquer à ses occupations avant de se transporter sur le lieu du départ ?  Le jour apparaît. Le moment tant attendu approche. On demande aux concurrents de s’apprêter, ce qu’ils font dans la bousculade pour être aux premiers rangs. Les invités parmi lesquels se trouvent le ministre des Sports et des Loisirs, le colonel Yacouba Ouédraogo, se mettent devant eux pour un faux départ. Ils ne vont pas loin.
6 h 2. On entend le coup de feu du starter. Les coureurs s’élancent dans un brouhaha général. A peine sur l’avenue Kwamé-Nkrumah, de petits groupes se forment et commencent à se disloquer au passage de l’aéroport international de Ouagadougou. Chose curieuse, on ne voit plus Virus de Bapla, l’un des employés d’Edifice, qui avait juré qu’il ne ferait pas de la figuration cette année. En ce qui concerne Sidnaba, on ne sait pas s’il a pu arriver à temps pour prendre le départ. Toujours est-il qu’on ne nous a pas signalé sa présence.
Laissons Virus qui est à bout de souffle pour nous intéresser aux vrais compétiteurs. En tête de course, le Marocain Khalid Lablaq suivi du Nigérien Yahaya Nahantchi (le vainqueur de l’édition 2009), Ali Aït Youssef (Maroc) et Aboudou Seibou du Togo. A l’approche du premier poste de ravitaillement (5 km), Khalid se détache comme pour dire qu’il préfère être seul. Il prend un sachet d’eau aromatisé qu’il boit à petites gorgées et continue sa route. Derrière, Youssef, lui, est dans la foulée de son compatriote. Pacoumadi Bayo et Kassim Mohamed (Togo) sont à deux minutes de l’homme de tête. Quant à Nahantchi, il a un peu décroché et vient en cinquième position.
6 h 20. Sur l’avenue 56, Khalid, visiblement, ne veut pas lâcher prise et court comme s’il vient de commencer la course. A ce niveau-là, seul Youssef s’efforce de recoller pendant que les autres sont à la peine. Ils seront même largement distancés quand le Marocain a allongé sa foulée. A 20 km du but, les choses se précisent surtout qu’il ne donne même pas des signes de fatigue. Il a deux minutes d’avance sur Youssef et huit sur un groupe de 7 coureurs. Les Burkinabè sont complètement dépassés par les événements sauf Salif Guebré de la diaspora de Côte d’Ivoire. Ce dernier, après un départ difficile, revient progressivement pour se mêler à la bataille. A dire vrai, il n’a plus de chance de succéder à David Zigah, mais figurer dans le podium est maintenant son objectif. Pendant qu’il fait une belle remontée, Khalid poursuit son effort et affiche de plus en plus ses ambitions. On ne peut plus revenir à sa hauteur à moins d’une défaillance. Or on ne sent même pas cela en lui et n’écoutant que son courage, il part comme un trait pour l’emporter en solitaire à Laye. Le suspense, il n’y en a pratiquement pas eu, et le vainqueur s’est imposé sans coup férir en 2 h 26’3’’ devant son compatriote Aït Ali Youssef (2h 31’19’’). Il a, du coup, battu le record que détenait Yahaya Nahantchi (2 h 36’52’’). Celui-ci, qui semble sur son déclin, a terminé à la septième place avec un chrono de 2 h 49’07’’.
Le premier athlète burkinabè à franchir la ligne d’arrivée se nomme Salif Guebré (2 h 39’54’’). Pour sa première participation au marathon Ouaga-Laye de l’Observateur Paalga, il a fait bonne impression. On le reverra sans doute à la 5e édition et peut-être qu’avec un peu plus de panache, il pourrait se hisser au plus haut niveau de l’épreuve. Justin Daboné