lundi 17 août 2009

Les relais de cette 2ème semaine.

Suite à un mardi un peu gris avec des nuages dans la région nous avons commandé le soleil pour nos courses.

Mercredi 12 août, 4ème jour, après une liaison voiture pour entrer dans les terres et découvrir de nouveaux paysages nous avons « relayé » de Waterborourgh, Chipman, puis la route 123 pour finir dans un chemin forestier, pas d’ours pour ce soir, uniquement des bois.

Le 5ème jour de course nous a fait passer par la forêt interminable de ce grand Canada, passage par Rogersville et fin à Vautour.























Tous les chemins se ressemblent, quelques bifurcations malencontreuses, mais les courses sont assurées. Comme la veille, la logistique et les non-coureurs ravitaillent, encouragent, alimentent et klaxons le long des parcours. Les équipes se croisent et vont encourager leurs copains de galère. Il fait plus de 31° à l’ombre, les organismes souffrent. Les bikers sont également de la partie.

Seule solution, bien récupérer en soirée. Mauvaise surprise, les eaux sont déminéralisées, les boissons gazeuses sont énergétiques, donc sucrés. Nous ne nous laissons pas démonter et prenons allègrement quelques bières (et un peu de vin) pour recharger nos réserves, là aussi la logistique nous soutient.

Le dernier jour de cette 2ème semaine nous amène à Caraquet. Liaison voiture pour atteindre Bathurst, joli surprise sur la route.

Certains retrouvent l’instinct de trappeur de leurs ancêtres.

























2 relais passent à 20 et 21 km en fin de soirée, au plus chaud, jusqu’au bout nous remplirons ce défi jusqu’au point 0 du road-book pour réaliser les 80,3 km de cette étape. Nous avons retrouvé le bord de mer.

Le soir nous dormons au Goulet, Rémi n’a pas besoin de nous chanter de berceuse (du père A…) ni raconter d’histoire (de bout’ à bout’…) pour nous endormir.

Sur le plan physique, pas de nouvelle casse. Gérard et Anne-Flo toujours « outs » mais tous les incertains sont en formes et nos vieux guerriers Jean-Claude et Michel P. n’ont aucun problème, tout roule. Christophe, Michel B., Margot, Jacqueline, Marie-Jo et Marielle sont en pleine forme et retrouvent de bonnes sensations. Jacques, Pierrick, Pierre et Laurent ont mal aux jambes, comme les autres.


Nous avons même découvert de nouveaux talents.

Nous pensons au lendemain, le grand Tintamarre, nous allons enfin marcher.

dimanche 16 août 2009

Restons en lien

Pour nous envoyer vos remarques ou questions; quelques solutions:

- Ici même avec les commentaires en bas de chaque article que nous lirons de chez nos cousins
-ou encore, cliquez directement sur ses quelques lignes pour nous envoyer un mail.


Ici road-book, notre programme au jour le jour, attention au format
informatique PDF 7M0
(téléchargement 4 minutes)

Pour les traductions modernes: http://pages.infinit.net/raphayo/Expressions.html

vendredi 14 août 2009

Après la côte, maintenant la forêt





Nous avons quitté Sussex pour rejoindre Waterborougth, près de Grand Lake, petites routes avec un trafic intense de camions transportant du bois, principale activité de la région.





Les relais se déroulent sans problèmes. Le soir nous sommes accueillis à la patinoire de Chipman, où nous passons la nuit. Le maire et son adjoint sont venus nous saluer ainsi que le député, et le soir nous avons eu droit a une journaliste pour un article dans la presse locale.



Puis nous avions décidé de traverser la forêt par les pistes forestières, très joli parcours, sauf que pour certain ce fut la galère, avec une voiture embourbée, heureusement Gérard, Claudine et Anne-Florence ont maîtrisé la situation. Les occupants de deux véhicules ont eu droit de voir un ours, mais pas assez pour prendre la photo.


Le soir nous sommes revenu à Saint Louis de Kent, où nous avons rencontré le maire, et toujours la même disponibilité de Léo-Paul, qui a apprécié le vin que nous lui avons offert.
Ce matin nous repartons vers la côte, Bathurst sera le départ du relais, et ce soir nous serons à Caraquet. Demain 15 se sera la fête nationale Acadienne, avec le grand Tintamarre, le journée promet d’être longue.

mercredi 12 août 2009

Deux journées de repos, ou presque. . .

Samedi nous avons quitté Shippagan et le CMA pour une petite semaine, nous reviendrons vendredi pour la fête de l’Acadie.
Nous avons rejoint en fin de matinée Bouctouche et le pays de la Sagouine sur l’île aux Puces.

Repas au restaurant de la Sagouine, buffet de spécialités locales telles La Poutine que nous avons découvertes, puis spectacle avec Citrouille et Maria Gelas, musique Acadienne et les « Chicaneuses ». Nous avons retrouvé une jeune poitevine, étudiante à l’université de Moncton en art dramatique, elle fait partie du spectacle. Laurent a été appelé a participer dans un jury pour représenter ces « maudits Français ».

Nous avons passé un bon moment, ça vaut vraiment le détour.
Puis retour à Grande Digue, nos amis sur place assurent, ils sont là pour nous accueillir et satisfaire à tous nos besoins, et même au-delà. Patrick Macré se met en quatre, alors qu’il a une quinzaine de personnes chez lui, même chose de la part de Neil Leblanc le responsable de Notre Centre où nous dormons.
Dimanche 9, tandis que certains courent (ils ne peuvent pas s’en passer) d’autres marchent, quelques-uns vont à la messe. A midi brunch offert par les responsables de notre Centre et préparé par leurs bénévoles dont une dame de 81 ans qui a la pêche. Repas excellent, ils ont du penser que nous étions des goinfres qui n’avaient pas mangés depuis 15 jours, nous avons tout raflé, normal, enfin un menu sans le sucre et les graisses à l’américaine. Nous avons même eu droit à du jambon, pâté et rillettes de saumon, le tout maison, préparé par P. Macré.

Repas Cours Toujours du soir

L’après midi, lessive, magasinage à Shédiac, plage, il parait que c’est la méditerranée du Canada. . .
Le soir, bal à 20h pour les locaux, comme tous les dimanches soir. Nous avons été accueillit à cette soirée les bras ouverts. Nos femmes, plus quelques hommes, ont assuré et dansé jusqu’à 23h. Les Acadiens et Acadiennes nous ont fait la bise en partant et nous ont donné rendez-vous dimanche prochain.

Liaison un peu longue en voiture pour relier St Andrews aux portes du Maine, état Américain. Belle récompense en fin de journée avec vogue la galère sur un vieux gréement


et spectacle de baleine, phoques, Marsouins et couché de soleil.

dimanche 9 août 2009

Un petit bilan « sportif » de cette 1ère semaine.

Après un départ en commun le 5 août,

les cinq équipes se sont organisées pour réaliser chacune leur relais pour un total de 79 km. L’Ancien (Jean-Claude) a commencé cette belle aventure de 3 semaines. Aucune erreur dans les relais, uniquement quelques adaptations mineures pour les passages de ponts ou échangeurs, nous ont amené à St Louis du Kent. Paysages sympathiques sur les routes avec beaucoup de bord de mer.


Nous notons pour cette journée un arrêt forcé de Gérard (contracture au mollet), un arrêt provisoire d’Anne-Flo (tendinite au genou), à surveiller Michel B. (manque de sommeil) et Christophe (ballonné). Cependant quelques satisfactions, reprise sans problème pour Marielle et Michel P., l’équipe des filles Margot, Jacqueline et Marie-Jo remplit très bien son contrat. Nous tournons a l`eau ...

Le 6 août, après 76 km, nous sommes arrivés à Shippagan. Des routes, petites et grandes, mais aussi des chemins, ancienne voie de chemin de fer sur la fin. Un peu de difficulté pour les voitures logistiques à suivre les coureurs mais pas de mauvaise surprise. Les moustiques en ont fait accélérer quelques uns.

La ferveur sur la route s’amplifie à l’approche du congrès, maisons décorées avec drapeaux acadien (rappel : bleu/blanc/rouge plus l’étoile), des encouragements des habitants, début des klaxons et nous avons même entendu des « allez Loudun ». Tout ça est très prenant, nous ne pouvons qu’allonger les jambes entre les pauses…

Pas de nouveau pépin pour les coureurs, Jean-Claude retrouve sa jeunesse.
Pour le vendredi, contrat rempli, nous avons amené le bâton relais au pont. Nous avons cependant souffert sur la route à force de lever les bras pour répondre aux très nombreux encouragements des klaxons, « tiens bon la Patate », …
Samedi et dimanche décrassage entre 40’ et 1h10’ pour certains, Laurent un peu fièvreux s`accroche. Vivement la semaine prochaine.

vendredi 7 août 2009

Ouverture du CMA


Jeudi 6 deuxième relais entre Saint Louis de Kent et Shippagan, journée avec quelques galères surtout pour les accompagnateurs, pont fermé, pas d’échangeur pour sortir de la route, travaux. . . mais satisfaction général des parcours. Nous sommes quand même arrivés à destination, comme toujours.
Après avoir battu le rappel des troupes, super-accueil à l’université par le maire Jonathan Rock Noël, avec sandwichs au homard et chaudrée (soupe) à la palourde et un vin d’honneur.

Depuis le début de la matinée Aldo Mallet nous a pris en charge sur le parcours (il était un des 8 coureurs Acadiens qui avaient fait le relais Québec Shippagan en 1989). Nous sommes logés au foyer de ski de fond, juste au bord de mer au Haut Shippagan. Là nous avons retrouvé Rémi Hébert un autre « ancien coureur de 89 » souvenirs, souvenirs. . .
Après une bonne nuit, tout le monde est debout à 5h45, pour être au départ à 6h45 devant l’hôtel de ville, le maire était là.

Passage obligé par la rue de Loudun, tous les coureurs et quelques accompagnateurs font les 3 premiers kilomètres,

puis les « flèches » se dirigent vers le pont de Miscou. Le parcours s’est déroulé sous les klaxons des voitures allant au pont et un Acadien nous avait préparé un ravitaillement sur le bord. Arrêt également du ministre de la francophonie, du mieux être et du sport Hédard Albert pour nous encourager.
Au fil des kilomètres la foule augmente, arrivé au Petit Shippagan à l’entrée du pont, malgré l’heure matinale, les accompagnateurs sont obligés de se garer à 1 kilomètre. Après une longue attente les relayeurs arrivent sous les applaudissements (et à l’heure convenue). Rémi a couru, à sa grande surprise il a tenu la distance, Aldo a fait le dernier kilomètre, lui aussi a repris goût à la course à pied, il a promis de s’y remettre (nous vérifierons).
Le cortège se met en place, les échassiers ouvrent la marche, nous sommes juste derrière, Lison, Flora entourées de Michèle Touret présidente du jumelage et Pierrick Nadeau notre président. Au centre du pont nous rejoignons les officiels partis de l’île de Miscou.
Jean-Guy Rioux le président du congrès mondial Acadien, souhaite la bienvenue, puis c’est au tour de Pierrick de remercier et de présenter Lison et Flora.

Nos deux ambassadrices ont été parfaites, voici le message qu’elles ont donné devant la foule, les caméras, les micros des radios et les flashs des journalistes :
« Monsieur le président, veuillez accepter ce bâton-relais, symbole de notre amitié, il contient la terre des 52 communes du pays loudunais, d'où sont partis une partie de vos ancêtres.
"La terre nous en apprend plus long sur nous que les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. Mais, pour l'atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu'il dégage est universelle." Ecrivait Saint Exupéry dans Terre des Hommes.
Ces laboureurs Poitevins venus avec Isaac de Razilly et Menou d'Aulnay en 1632, ont défrichés cette terre et ont participé à fonder une nation, votre nation : l'Acadie.
Nous savons combien ils ont souffert, ces défricheurs d'eau, luttant contre une nature hostile, persécutés, déportés, ils ont résistés. Nous sommes fiers aujourd'hui de leur rendre hommage, et de vous apporter un peu de notre Poitou ».
Lors de cet hommage beaucoup de spectateurs ont pleurés, notre bâton relais a fait sensation, les médias l’ont photographié, filmé. . . Le premier ministre du Nouveau Brunswick Shawn Graham était également présent.

jeudi 6 août 2009

Des nouvelles du premier relais


Déjà 3 jours que nous avons quitté Loudun, le voyage jusqu’à Halifax s’est très bien passé. Contrôle stricte avec chien de la nourriture dans les bagages à l’arrivée dans l’aéroport… Un seul problème à l’arrivée, nous avions retenu 6 vans de 7 places, et nous en avons 5 plus un véhicule de 4 places, donc nous sommes serrés, mais nous gérons.

Pas d’hostilité des anglophones mais nous « baragouinons » notre Français qu’ils ne comprennent pas.
La première nuit à Bedford a été décalée après 24h de voyage. Le 1er jour, pendant qu’un groupe partait vers Grand Pré, Pierrick Gérard et Jean-Claude sont allés faire valider le bâton-relais à l’université d’Halifax, par M. Sami Adl, imminent Biologiste (ici on ne rigole pas avec la protection de l’environnement).
La visite à Grand Pré a été très instructive, le film a montré le courage des premiers colons qui sont venus peupler l’Acadie, leur nation et non pas celle des puissances Française ou Anglaise, une bonne entrée en matière pour tous avant de se plonger dans le pays.
Nous sommes arrivés tard à Grande Digue, et nous avons trouvé un accueil extraordinaire à Notre Centre, Patrick Macré était là pour nous accueillir, avec Neil Leblanc (encore un cousin d’Agnès, nous en avions déjà rencontré un à Grand Pré). Là nous sommes sûr que vous allez saliver, un dîner de homards (et des gros), jusqu’à plus-faim.

Ce matin le relais est parti à l’heure (enfin presque) Tous les coureurs et quelques accompagnateurs ont fait les deux premiers Km. Un parcours de rêve, en grande partie le long de la côte. Le premier relais (Marielle, Jean-Claude) ont eu l’honneur d’être accompagnés par Joël Bourgeois.
Ce soir nous sommes à Saint Louis de Kent, accueillis par Léo-Paul Frigault, encore un accueil formidable, nous avons même reçu des « épinglettes » (pins) pour tout le monde.
Les Maragouins ont commencé à attaquer les bonnes chaires du Poitou.
Quelques petits bobos pour les sportifs, nous gérons.
Demain 1er relais à 8h00 de Richiboucto, à 35min en voiture de Saint Louis de Kent, pour arriver vers 16h00 à Shippagan.
Comme à chaque relais tout va très vite, nous espérons pouvoir envoyer un message demain, ou samedi au plus tard, car vendredi nous allons être « surbooké ».