Mais nos coureurs savez-vous ce qui les a attiré ? Un tapis de course, ils ont seulement consenti à descendre après leur avoir expliqué que autrefois c’étaient les ânes (ou plutôt des chevaux, bref des équidés) qui l’actionnaient pour faire tourner la batteuse.

L’après-midi nous sommes revenus à Caraquet par des chemins indiqués par Rémi sinon embouteillages garantis. Là, nous avons assisté à un extraordinaire spectacle « le grand Tintamarre » pratiqué dans toute la péninsule. Pour l’occasion, et pendant cette période, les maisons rivalisent dans les décorations aux couleurs Acadiennes.


Cette coutume remonte à l’origine de l’Acadie. A l’époque les maisons étaient éloignées les unes des autres, chaque évènement important était annoncé par un son, par exemple pour une naissance on tirait deux coups de fusil. Le 15 août pour affirmer leur présence les acadiens se font entendre avec tout ce qui peut faire du bruit, casseroles, seau, musique. . . dans toute la province.


Cette année la fête revêtait un caractère particulier, avec le Congrès Mondial Acadien. A Caraquet, la capitale culturelle de l’Acadie, le centre ville était fermé pour l’occasion.Une foule de 43.000 participants, déguisés, maquillés pour l’occasion, a envahi la ville pour participer à cette cacophonie.
Les médias sont présents et un hélicoptère survole la marée humaine. 
Cette grande manifestation d’art communautaire est enrichie pour l’occasion par des éléments allégoriques qui frappent l’imaginaire collectif. Les communautés, les familles et les visiteurs mêlent leurs couleurs à celle de l’Acadie et déambulent dans ce grand défilé rassembleur, ponctué de personnages aux maquillages excentriques et aux costumes bigarrés.Pour l’occasion, nous avions tous revêtu le tee-shirt du relais Trans-Acadie.

Une journée inoubliable, à 18h00 le top départ est donné, pendant une heure tous les participants se déchaînent, tapent sur des ustensiles en tout genre, jouent de la musique, crient, chantent et dansent. Pour vous donner une idée de l’intensité du son, les cloches de l’église tout près de nous, sonnent à toute volée, et on ne les entend pas. . . Nous participons à ce grand moment patriotique.
L’occasion pour chacun et chacune d’exprimer leur identité avec originalité et fantaisie. Ce grand moment de délire heureux chemine vers le spectacle télévisé « l’Acadie Célèbre » un des temps fort du CMA, qui réunit certains des artistes les plus marquants de l’Acadie : Natasha Saint Pier, Edith Butler, Annie Blanchard, Ode à l’Acadie, Michel Thériault, . . .
Nous avons passé la nuit au Goulet où Rémi nous attendait avec du blé d`Inde (maïs bouilli).

Dimanche, une équipe de pêcheurs (12), bien vaillants, ont embarqué sur le Nord d’est V, pour pourvoir au repas de midi. . .
Nous sommes 32 affamés, et seulement 5 maquereaux ont été pêché, heureusement le poissonnier n’est pas loin . . . et Rémi s’est encore montré de bon secours.
Rencontre sportive en matinée dans le centre de Shippagan avec le Maire, J. Roch Noël. Il est tenté par une visite à Loudun.

Rémi nous a gratifié d’un discours d’adieu émouvant, et ces dames ont eu droit à un compliment personnalisé, moment d’émotion.
De retour à Grande Digue, Patrick Macré nous attendait avec une terrine de pâté à faire pâlir tous les charcutiers. La machine à laver et le sèche-linge de Notre Centre ont travaillé une partie de la nuit. La soirée a été arrosée à l’occasion du départ du 1er groupe de coureurs le lendemain, accompagné, bien sûr, de homards (7€50 le kilo).
Lundi matin, dernier au-revoir à Patrick Macré et Neil Leblanc qui a promis de venir à Loudun en 2011. Nous reverrons Patrick en octobre à Loudun, nous lui devons beaucoup, il nous a ouvert de nombreuses portes, et bien plus que cela.

Nous avons eu un accueil extraordinaire à Grande Digue. Pour tout cela nous avons laissé notre bâton-relais de rechange (au cas où. . .) à Neil Leblanc le responsable de Notre Centre, nous sommes sûr qu’il y figurera en bonne place.

Nous avons quitté le Nouveau Brunswick pour l’île du Prince Edward pour visiter le fort Beauséjour près de Shackville, une bataille perdue par les Français et Acadiens contre les Anglais.

8 de nos amis sont repartis vers la France, encore un moment d’émotion. . .























